Alors que l’Afrique de l’Ouest fait face à une recrudescence de l’instabilité, une nouvelle donne diplomatique vient de surgir des couloirs du Capitole. Le sénateur Ted Cruz a déposé un projet de loi visant à contraindre le Département d’État à désigner officiellement le Front Polisario comme organisation terroriste s’il est prouvé que le groupe coopère avec les mandataires de l’Iran.
Pour Cruz, la menace est protéiforme : coopération militaire, renseignement partagé et surtout, prolifération de drones iraniens. « Cette question devrait relever de l’évidence », a-t-il martelé devant ses pairs. L’enjeu dépasse le cadre du conflit régional du Sahara pour s’inscrire dans une lutte globale contre l’expansionnisme de Téhéran.
Monica Jacobsen, haute responsable américaine, a souligné de son côté l’importance de cette vigilance, rappelant qu’elle revenait de Budapest où 35 gouvernements se sont réunis précisément pour contrer les relais de l’IRGC en Afrique. Cette convergence de vues entre le pouvoir législatif et l’exécutif américain pourrait isoler davantage le Polisario sur la scène internationale, tout en renforçant les alliances sécuritaires entre les États-Unis et leurs partenaires africains engagés dans la lutte contre le terrorisme.














